Le Collectif

Le collectif, créé en 2017, réunit de jeunes artistes ainsi qu’un bureau associatif engagé à leur coté. Les membres du collectif se retrouvent autour de la pratique de la marionnette contemporaine et d’une approche pluridisciplinaire de la scène. Leur pratique s’étend à la danse, la performance et la création sonore.

Historique et rencontres

Le Collectif est né de la rencontre d’Adèle Couëtil, Léonor Ilitch et Félix Blin-Bellomi, en cycle marionnette et théâtre d’objet au conservatoire de Clamart en 2016. Ils sont rejoints par le vidéaste et musicien Antoine Carrere, qui les accompagne sur la création sonore de leur premier projet, dont la maquette est présentée aux A Venir en 2017. En 2017, Le collectif Toter Winkel est en compagnonnage avec François Lazaro au Clastic Théâtre, lieu compagnie missionné pour le compagnonnage. Ils y créent leur premier spectacle et posent les jalons d’une démarche artistique axée sur la recherche. Ils sont rejoints en 2018 par Louison Assie, étudiant à L’INSAS (Bruxelles) en cursus “son pour le cinéma”. Louison nourrit un goût similaire pour l’expérimentation. Au sein du collectif, il créé l’univers sonore des spectacles et invente des dispositifs interactifs. En 2019, Mehdi Pinget, marionnettiste et étudiant à la HMDK Stuttgart, et Félix Chaillou-Delecourt, musicien, bricoleur d’instruments électro-acoustiques (membre de Kreis collectif et du Dreieck Interference ensemble, Strasbourg), rejoignent l’équipe. En Juillet 2019, le collectif décide de créer l’association Collectif Toter Winkel à Reims, avec l’aide du Jardin Parallèle et de la compagnie Succursale 101. Aujourd’hui, les membres du collectif souhaitent s’ancrer sur le territoire du Grand Est, mettre en place des collaborations et des échanges avec d’autres collectifs, ainsi que des partenariats avec des structures culturelles et sociales régionales, nationales et internationales.

S’organiser en collectif

Le collectif fonctionne sur la base de l’entraide et du soutien mutuel. Nous développons une structure dans laquelle chacun des artistes peut idéalement créer, jouer et suivre ses intuitions en allant à son rythme. Il y a des projets réunissant l’ensemble de membres du collectif et d’autres qui sont portés par un seul ou plusieurs artistes. Au lieu de fonctionner isolément, nous avons choisi de collaborer, de partager nos connaissances, nos expériences et nos outils de travail au sein d’une même structure.

Ligne artistique et processus de création

Bien que réunissant des personnalités artistiques différentes, nous nous sommes choisis pour nos affinités pour les thématiques phénoménologiques, liées à la perception du réel et à la proprioception. Nous nous retrouvons sur notre désir d’ enchevêtrer fond et forme. Pour chaque thématique que nous traitons nous nous posons la question de la forme adéquate. Comment convie-t-on les gens à se réunir ? Sous-quel prétexte ? Dans quel lieu ? Est-ce une fête ? Un banquet ? La visite d’un cabinet de curiosité ? Une scène de slam ? Un échange postal ? Un coup de téléphone ?  On se retrouve dans une salle de théâtre ou sur un parking ? Nous partons de matériaux non-théâtraux (textes, images, récoltes de paroles) et d’intuitions individuelles fortes. À partir de là nous cherchons des dispositifs, des concepts et des protocoles d’écritures adéquats pour aller dans le sens de ces intuitions. Nous empruntons également au langage des arts plastiques et à celui du cinéma (collage, montage, séquençage, black out, champs, hors-champs, cut-up) pour construire les spectacles. Nous voulons provoquer des rencontres sincères avec le public, pouvoir échanger un regard, un mot, partager une discussion autour d’un verre avec lui, écrire une histoire ensemble. Pour cela, nous souhaitons mettre en place des dispositifs offrant l’opportunité d’un autre rapport avec le public aussi bien dans nos spectacles que dans nos actions artistiques. Il est important pour nous de croiser les langages et de rester ouverts sur un monde en constante évolution.

Le partage artistique et l’échange avec le public

Les résidences de création donnent lieu à une rencontre avec le public pouvant prendre la forme de lectures, de performances, de répétitions publiques, ou d’ateliers autour de la création. La rencontre avec le public est nécessaire pour questionner chaque étape de travail, s’assurer que notre questionnement ou notre propos fait bel et bien écho pour l’autre, le spectateur, l’auditeur, le regardant.

Les résidences de territoire, nous permettent de travailler en profondeur sur la matière du spectacle en lien avec les habitants d’un quartier, ou les résidents d’une structure. Nous mettons en place des ateliers d’écritures, de photographie, de sculpture, d’arts plastiques avec les habitants d’une structures, nous menons des interviews autour d’une ou plusieurs thématiques en lien avec nos créations. Nous proposons aussi des actions dans l’espace public qui nous mettent directement en lien avec les habitants et nous permettent de prendre la température, de comprendre les enjeux d’un territoire, son histoire, ses problématiques et aussi de répondre aux des désirs des habitants. Ces ateliers ou ces actions dans l’espace public nous permettent de glaner empreintes, paroles, sons, portraits et objets qui servent à fabriquer par la suite le spectacle. Nous organisons des restitutions à ces ateliers pouvant prendre toutes sortes de formes: installations sonores et visuelles à découvrir au cours d’une ballade, un défilé des ombres à la tombée de la nuit, des empreintes surgissant subrepticement des murs de la ville, des suspensions d’objets et de poèmes dans la rue, une projection de film ou des diffusions sonores, un spectacle ou concert. Le tout, nourrit des portraits et les mots glanés au cours de nos errances ! Chaque projet est à imaginer avec les partenaires (bailleurs sociaux, écoles, EPHAD, centres socioculturels, foyers d’accueil, etc…) en fonction du temps passé, du lieu, de ses occupants et de ses enjeux.